EMPIRE ROMAIN
- ROMAN Constance Ier Chlore (293-306). Coffret de 3 médaillons, galvanoplasties de cuivre doré, reproduction du Trésor d’Arras, de chez Étienne Bourgey ND (c.1927), Paris.
Av. FL VAL CONSTA - NTIVS NOBIL CAES. Buste lauré, drapé et cuirassé à droite [et deux autres médaillons, Maximien et Dioclétien].
Rv. REDDITOR LVCIS - AETERNA - E / LON / PTR. L’Empereur à cheval à droite, avec une lance, approchant de Britannia agenouillée devant les portes de Londres. Au-dessous, une galère naviguant à droite [et deux autres médaillons, Maximien et Dioclétien].
BnF-MMA, Registre Y des dons (1909-1964), 5 janvier 1928 (Y 6575 à Y 6583) ; Cuivre doré - 23,82 g, 15,57 g et 12,23 g - 41, 34 et 30 mm - 12 h
Dans le coffret d’origine (couvercle détaché) avec trois emplacements pour les médaillons.
Avec trois médaillons en cuivre dorés dont le médaillon de la reconquête de la Bretagne en 296, numérotés 114, 103 et 145, et inscription E. BOURGEY 7 R. DROUOT PARIS sur la tranche. Minimes manques à la dorure. Superbe.
Le Trésor de Beaurains ou Arras est découvert d’un coup de pioche lors de travaux d’une briqueterie à Beaurains (62). L’ensemble exceptionnel contenait des bijoux et environ 700 monnaies en or et en argent dont 30 à 35 médaillons d’or rarissimes. Le plus spectaculaire d’entre eux est le multiple de 10 aurei à l’effigie de Constance chlore illustrant au revers la reconquête de la Bretagne (Britannia) en 296. L’ensemble est partagé entre l’inventeur qui vend sa part à la ville d’Arras et la propriétaire de la briqueterie qui confie son lot au marchand parisien Étienne Bourgey. Ce dernier en cède des parties au British Museum, au Cabinet des Médailles de Bruxelles et à l’American Numismatic Society (via le collectionneur E. Newell). La BnF Paris n’obtient pas d’exemplaires mais se verra offrir par la Maison Bourgey un jeu de galvanoplasties reproduisant neuf médaillons du trésor (les trois médaillons du Musée des Beaux-Arts d’Arras et six médaillons alors en possession d’Étienne Bourgey). Ces copies sont en cuivre doré et numérotées sur la tranche. La série complète se vendait alors 1250 francs [https://antiquitebnf.hypotheses.org/16835#footnote_5_16835]. Quelques exemplaires eurent le temps d’être dispersés en Belgique notamment par les autres ouvriers. En 2020, après quelques acquisitions éparses, la BnF Paris pu acquérir de Sabine Bourgey, petite-fille du marchand Étienne Bourgey, cinq médaillons, classés comme “trésors nationaux”, avec l’aide de la Banque de France (financement des 2,8 millions d’euros)