ALGÉRIE
- ALGERIA Louis-Philippe Ier (1830-1848). Médaille, bataille d'Isly, lettre du Roi au Maréchal Bugeaud ND (c.1844), Paris (Durand éditeur).
Av. BUGEAUD LIEUTt Gl DÉPUTÉ DU DÉPt DE LA DORDOGNE GOUVr Gl DE L'ALGÉRIE. Tête à gauche de Bugeaud ; au-dessous, signatures ROGAT. F et DURAND. ED.
Rv. A Mr LE MARECHAL BUGEAUD GOUVERNEUR GÉNÉRAL DE L'ALGÉRIE. Inscriptions en 24 lignes : NEUILLY, JEUDI 29 AOÛT 1844./ MON CHER MARÉCHAL, C'EST AVEC UNE VIVE ET PROFONDE ÉMOTION/ QUE JE VIENS VOUS FELICITER (etc.) VOTRE AFFECTIONNÉ/ LOUIS-PHILIPPE.
Ruedas 59 (armées) - Esc.- (R/ du 19) - Fayolle 65 ; Cuivre - 84,8 g - 52,5 mm - 12 h
Provient de la collection Pierre-René Bauquis.
Poinçons (main) CUIVRE. Avec une patine marron-noire. Superbe.
La bataille d'Isly du 14 août 1844, près d'Isly à la frontière algéro-marocaine, est le dernier affrontement de l'expédition de la France contre l'armée marocaine. Le Maroc, où s'était réfugié Abd el-Kader, déclara la guerre à la France pour l'empêcher de coloniser l'Algérie en dépit du traité de la Tafna. Le 6 août 1844, le Prince de Joinville bombarde Tanger et Mogador. Dans la nuit du 15 au 16 août, le gouverneur général Bugeaud, ayant réuni toutes ses forces, qui ne s'élevaient qu'à 11 000 hommes, se porta sur le camp marocain établi à la position de Djarf el-Akhdar, à peu de distance d'Oujda, sur la rive droite de l'oued Isly. Le sultan ne réussit pas à disperser les troupes françaises regroupées en losange. Bugeaud fit alors sortir la cavalerie qui dispersa la cavalerie marocaine, puis l'infanterie qui se dispersa dans les ravins. Onze pièces de canon, dix-huit drapeaux, toutes les tentes des Marocains, y compris celle de Sidi-Mohammed richement meublée, et des approvisionnements de tous genres furent récupérés. Les pertes des Marocains furent de 800 hommes. Le maréchal Bugeaud fut fait duc d'Isly à l'issue de cette victoire