EMPIRE ROMAIN
- ROMAN Néron (54-68). Sesterce ND (c.63), Rome ou Lyon.
Av. NERO CLAUDIVS CAESAR AVG GERM P M TR P IMP P. Buste lauré à droite.
Rv. ADLOCVT COH. Sur une estrade basse, Néron debout à gauche avec le préfet du prétoire à ses côtés, lève la main droite en direction de trois gardes germaniques, dont les deux au premier plan portent des étendards ; Derrière, le prétoire ou quartier général du camp.
RIC.- (cf. 96C) ; Orichalque - 28,72 g - 34 mm - 6 h
Avec une étiquette ronde à la plume d’ancienne collection.
De bon centrage et bien complet. Les champs sont légèrement corrodés et les légendes ont été reprises, avec une ancienne patine encore visible dans les reliefs. Rare représentation. TTB.
Les soldats représentés sur ce sesterce « Adlocutio » (« discours aux troupes ») de Néron, n'appartiennent pas à la garde prétorienne, comme on le pensait auparavant. L'un d'eux est barbu et tous sont représentés sans armure, vêtus seulement de tuniques, de manteaux et d'épées en bandoulière. Les étendards qu'ils portent diffèrent sensiblement de ceux figurant sur les monnaies et les sculptures romaines, qui arborent une multitude de disques, de bannières et autres emblèmes ; ces étendards, plutôt fins, présentent chacun plusieurs ornements hémisphériques et un ornement en forme de disque. Ces caractéristiques indiquent que les troupes auxquelles Néron s'adresse sont des membres des Germani Corpori Custodes, la garde rapprochée d'élite germanique au service de la dynastie julio-claudienne. Les gardes du corps germaniques furent employés pour la première fois par Jules César et, à la fin du règne d'Auguste, leur nombre oscillait entre 500 et 1 000 hommes. Ils furent brièvement dissous après la bataille de la Teutobourg, mais furent reconstitués par Tibère et furent la dernière force à rester fidèle à Néron lorsque son régime s'effondra en 68 après J.-C