FRANCE
- IIIe République (1870-1940). Plaque en bois durci, le général Boulanger ND (c.1889).
Av. Portrait en buste du général Boulanger, en tenue de général, un dolman constellé de décorations et barré d’un ruban de moire amarante, un bicorne à plumes blanches penché sur l’oreille.
Rv. Lisse.
Carnavalet S3952 ; Bois - 48,47 g - 96 x 60 mm - 12 h
Avec trou de suspension (d’origine). Superbe.
Georges Ernest Jean-Marie Boulanger (1837-1891) est un officier général français, connu pour avoir ébranlé la Troisième République, porté par un mouvement qui porte le nom de boulangisme. Après sa mise à la retraite, il réunit autour de sa personne une hétéroclite coalition de mécontents, allant de l'extrême-gauche à la droite monarchiste et bonapartiste. Il vole de succès électoral en succès électoral, remportant notamment un siège parisien le 27 janvier 1889. Au soir de cette victoire, ses partisans les plus fiévreux (Déroulède, Rochefort) le pressent de tenter un coup d'État. Boulanger refuse par légalisme républicain. Accusé d'atteinte à la sûreté de l'État et menacé d'arrestation, le général fuit avec sa maîtresse, Marguerite de Bonnemains, à Bruxelles, puis à Londres. Il est reconnu coupable et condamné par contumace à la déportation. Cette condamnation et la défaite électorale de septembre 1889 sonnent le glas du boulangisme. En juillet 1891, Marguerite décède à Bruxelles et Boulanger se suicide sur sa tombe deux mois plus tard